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Samedi 24 juin : balade de Découverte « oiseaux, nature et paysages » autour du Lac du Bouchet

 

 

Implanté au creux d’un cratère volcanique, le lac du Bouchet est un haut lieu de la découverte du volcanisme d’Auvergne. Une balade accompagnée, sur les berges du lac, sur les pentes boisées jusqu’au site panoramique du col de la Croix de la chèvre, a été proposé le 24 juin afin de faire découvrir les secrets de la faune, des plantes, de la géologie de ces lieux, ainsi que l’histoire que l’homme entretien avec le site, depuis la nuit des temps. (Partenaire : Conseil Départemental 43)

 

Bilan de la sortie

 

 

Bilan sortie du au lac du Bouchet avec PANPA Haut Allier

Animé par l’association PANPA haut Allier, avec le soutien du Département, une trentaine de personne on participé à une balade autour du Lac du Bouchet, entre sapinière, bords de lac et point de vue panoramique sur le plateau du Devès. La flore luxuriante des forêts de montagne a fait l’objet de l’attention des promeneurs, tel l’oxalis petite oseille, la prenanthe pourpre, l’épilobe en épi ou le conopode noisette de terre.

 

Le contexte géologique et l’histoire du cratère ont été décrits durant le parcours. Ce cratère est situé sur la ligne de faille qui a donnée lieu aux plus puissants épanchements basaltique du volcanisme du Devès, complant les de nombreuses vallées, et séparent définitivement le bassin de la Loire et celui de l’Allier. De son origine phréatomagmatique, il reste quelques affleurements de palagonite altérées, sous le col de la croix de la chèvre, et le lac, d’un diamètre de 700 m environ et aujourd'hui profond au maximum de 28 m. Les forages menés par Bonifay & Truze (1984 1987) dans les sédiments du lac et les analyses morphologiques des versants révèlent deux niveaux de terrasses, témoins du niveau supérieur du lac, stabilisé au moins durant deux périodes antérieurs (au pléistocène supérieur). Le niveau actuel du lac n’a toutefois pas évolué depuis plus de 100 000 ans)

 

Les études des substrats, des pollens et graines retrouvé dans les sédiments permettent de retracer le passé du site depuis les deux dernières glaciations wurmiennes (25 000 ans) où une steppe à armoise, à grandes graminées, et de quelques pins disséminés, occupaient le site et le plateau du Devès au plus rude des périodes glaciaires. L’érosion éolienne y est intense. Aux interglaciaires et notamment depuis la période post glaciaire (12000 ans), les forêts de bouleaux et de genévriers dominent, avant l’installation permanent d’une forêt caduque de chêne et de hêtre puis de sapin, durant tout l’holocène. Depuis 7000 ans les défrichements s’observent dans les analyses polliniques avec le développement croissant des graminées puis des céréales, sur le pourtour du lac. Les périodes du néolithique et gallo-romaine, puis médiévale sont marquées par une occupation constante du site malgré son altitude relativement élevé de 1200 m ; révélant les qualités agraires et fourragères de sols volcaniques.

 

Enfin le site a inspiré des légendes dont celle de la vieille femme et sa chèvre, transformées en pierre par la main de dieu, pour avoir voulu regarder le spectacle effroyable, qui lui était défendu, de la dévastation par les eaux divines, de son village peuplé de mécréants avares